Violences à Montpellier : sept policiers ont été gravement blessés

Sept policiers de la Sécurité publique et CRS ont été blessés, samedi après-midi, lors des violents affrontements avec environ 200 casseurs encagoulés et vêtus de noir à la manière des « Black Blocs » -un phénomène né en 1999 à Seatle aux USA et importé en France, lors de l’occupation du futur site de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes, en Bretagne par des zadistes-, en marge de la manifestation sociale, à Montpellier.

« Ces policiers qui ont déposé plainte contre X présentent des blessures légères, principalement des plaies et des contusions. Nous avons été bombardés avec de très nombreux et différents projectiles, dont des lourds, comme des pavés, en haut du boulevard du Jeu-de-Paume. 200 jeunes nous ont tendus un guet-apens prémédité », confirme ce dimanche à Métropolitain une source proche de l’enquête. Un médecin des sapeurs-pompiers du Sdis 34 est intervenu samedi soir à l’hôtel de police pour soigner ces policiers.

Aucune plainte de manifestants

Ce matin, alors que des militants d’un groupe d’étudiants de la faculté de l’UM 3 Paul Valéry évoquent quatre blessés légers dans leurs rangs, aucune trace de ces blessés n’a été retrouvée dans les hôpitaux et les cliniques de la ville et aucune plainte n’a encore été déposée. Ce matin, les sapeurs-pompiers du Sdis 34 ont pris en charge à l’hôtel de police un des gardés à vue qui a été victime d’un malaise en raison de son état de santé fragile. Il a été admis aux urgences du CHU Lapeyronie.

Le nombre d’interpellations qui était de 51 hier soir a diminué de très peu : à 10h, ce dimanche, 43 casseurs présumés étaient toujours entendus au commissariat central sous le régime de la garde à vue. Ils ont été interceptés par les forces de l’ordre, alors qu’ils regagnaient à pied ou en bus le site de l’UM3 de Paul Valéry, par la route de Mende.

Deux militants de la LDH en garde à vue

« Les gardes à vue visent des délits présumés de violences sur personnes dépositaires de l’ordre public, dégradations aggravées, participation à un groupement en vue de commettre des dégradations volontaires », indique Christophe Barret, le procureur de la République de Montpellier.

Parmi les gardés à vue figurent deux militants de la Ligue des droits de l’Homme -LDH- de Montpellier. La LDH et le syndicat Sud-Solidaires de l’Hérault appellent à un rassemblement ce dimanche après-midi devant l’hôtel de police, à Montpellier, pour soutenir les personnes en rétention judiciaire.

Garde à vue jusqu’à demain

Regroupés dans un supermarché du quartier de Boutonnet, ils ont ensuite été invités à monter dans deux bus de la Tam 3M réquisitionnés par la police, pour être transportés jusqu’à l’hôtel de police. Les enquêteurs disposent notamment de films vidéos tournés pendant les scènes de violence pour les identifier, les impliquer ou les mettre hors de cause. La garde à vue dure jusqu’à demain en fin d’après-midi.

Vive polémique

Les actes de vandalisme de nombreux magasins et de banques par les 200 casseurs sur le Jeu-de-Paume, la Grand’rue Jean Moulin et la place de l’Observatoire samedi après-midi provoquent la forte colère des commerçants. Ce saccage de biens privés et du mobilier urbain débouche sur une vive polémique sur les réseaux sociaux, autour des propos tenus par la députée de la France Insoumise -LFI- Muriel Ressiguier, « la députée du centre-ville de Montpellier », alors que les manifestants étaient rassemblés devant les Jardins du Peyrou : la députée de la 2ème circonscription de l’Hérault a déclaré qu’il n’y aurait aucun saccage dans l’Écusson.

Philippe Saurel, maire de Montpellier, président de la métropole et les élus reprochent à Muriel Ressiguier, « d’avoir tenu des propos irresponsables ». Philippe Saurel a annoncé un dépôt de plainte contre X, après les actions violentes et les dégâts, en cours d’inventaire.

 

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